J’ai testé deux pantalons d’équitation sur dix reprises en carrière pour voir l’impact du grip silicone

juin 17, 2026

Le pantalon d’équitation m’a serré les cuisses quand j’ai passé le pied à l’étrier, au Centre équestre de la Lande Blanche. Depuis la banlieue de Nantes, je suis partie une matinée là-bas pour dix reprises en carrière, avec mon compagnon, sans enfant, et mon sac encore humide de la veille. En tant que rédactrice indépendante spécialisée en équitation, j’ai voulu voir si le grip silicone changeait vraiment ma jambe ou si je m’y habituais trop vite. Je suis rentrée avec une idée plus nette, et j’ai été frappée par la différence dès les premières minutes.

Comment j’ai organisé ce test sur dix séances en carrière

J’ai monté en carrière extérieure sableuse, entre 15 et 20 degrés, avec un peu de vent sur trois séances. Chaque reprise a duré 50 minutes, deux à trois fois par semaine, avec du trot assis, des départs au galop, des cercles et des transitions rapprochées. Depuis mes années d’expérience comme rédactrice indépendante spécialisée en équitation, je sais que ce genre de travail révèle vite ce qui gêne vraiment la jambe. Je suis donc restée sur mon niveau intermédiaire, sans chercher à pousser le cadre plus loin que mon ressenti de cavalière.

Le modèle A avait un grip silicone seulement aux genoux, une matière plus fine, une taille mi-haute et une coupe plus légère. J’ai noté 70 euros sur son étiquette, avec des coutures assez plates et une élasticité qui donnait une sensation plus souple dès l’enfilage. Le modèle B avait un fond intégral en silicone, une matière plus épaisse, une taille haute et un tombé plus dense. J’ai relevé 120 euros dessus, et j’ai tout de suite vu que le tissu pesait davantage dans la main.

Ma licence en sciences du sport, obtenue en 2014 avec une option équitation, m’a appris à regarder les détails simples avant de parler de performance. Je suis membre de la Fédération Française d'Équitation (FFE), et j’ai gardé en tête les repères de l’Institut Français du Cheval et de l'Équitation (IFCE) sur le confort en selle. J’ai cherché trois choses, surtout : la stabilité de ma jambe, le ressenti sur la peau et la tenue à la taille. J’ai aussi observé le grip au fil des séances, parce que c’est là que le pantalon raconte sa vraie histoire.

Ce que j’ai ressenti au fil des séances et les premières difficultés

Dès la première séance, j’ai senti que le modèle A laissait ma cuisse respirer davantage. Le grip aux genoux donnait une jambe plus posée, sans me coller à la selle, et je n’ai pas eu besoin de remonter le pantalon entre deux figures. Avec le modèle B, j’ai eu une sensation plus enveloppante, presque rassurante au début. J’ai mais remarqué que ma peau chauffait un peu plus vite à l’intérieur de la cuisse.

À la cinquième séance, j’ai été convaincue que le fond intégral n’était pas fait pour ma manière de monter ce jour-là. À la cinquième reprise, j’ai eu ce moment où la jambe ne pivotait plus naturellement, comme si le pantalon me bloquait dans l’assiette. J’ai surtout senti ça sur les départs au galop et les transitions rapides, quand le cheval change de rythme et que mon bassin doit suivre sans forcer. Je me suis retrouvée à retenir un peu ma position, et ça, chez moi, ça ne pardonne pas.

Le soir même, en retirant mes bottes, j’ai vu une légère trace rouge sur une cuisse, juste au passage d’une couture intérieure. Ce n’était pas une douleur franche, mais la sensation revenait dès le trot assis prolongé, surtout quand j’enchaînais plusieurs transitions. J’ai aussi noté que le tissu trop fin du modèle A se détendait vite aux genoux et à l’assise après quelques reprises. Pas terrible. Vraiment pas terrible, surtout quand on aime avoir une ligne nette à cheval.

Au bout de 40 minutes, le fond intégral chauffait franchement sous la selle, et je l’ai senti plus vite dans une carrière poussiéreuse. Le grip silicone prenait la poussière de carrière, blanchissait sur les zones d’appui et devenait mat en fin de séance. J’ai vu le même genre de gêne quand une poche latérale bougeait trop, avec une tape répétée sur la cuisse au trot assis. J’avais beau être sûre de moi au départ, j’ai fini par lâcher l’affaire sur ce détail-là.

Les chiffres et observations concrètes qui m’ont surpris

J’ai chronométré mes réajustements pendant les dix reprises, et j’ai compté 7 minutes au total avec le modèle B contre 2 minutes avec le modèle A. Ce qui m’a frappée, c’est que le pantalon le plus technique ne restait pas le plus tranquille dans le temps. Après 20 minutes de trot assis, la couture d’entrejambe du modèle trop serré commençait à me tirer, puis la gêne montait après 30 minutes. J’ai aussi noté la fréquence des plis, parce qu’un tissu qui travaille mal se voit tout de suite à l’arrêt.

Au bout de dix reprises, le modèle A gardait sa forme sans plis majeurs, même si le grip s’était chargé de poussière sur les zones internes du genou. Le modèle B montrait un léger affaissement à la taille et des micro-plis derrière le genou, visibles dès que je descendais de cheval. J’ai vu aussi une petite déformation au niveau de la ceinture sur le pantalon le plus souple, qui descendait un peu au trot enlevé après plusieurs lavages. Avec mon compagnon, sans enfant, j’ai même parlé de cette impression d’un pantalon qui “fait sac” après seulement quelques séances.

La différence la plus nette est venue à la transition galop-trot. Le modèle A restait en place sur ma cuisse, alors que le modèle B pivotait légèrement et me forçait à me réajuster. J’ai mesuré cette sensation plus que je ne l’ai vue, mais elle était constante sur la fin de mon test. Depuis le début de ma pratique, je me méfie de ce petit glissement, parce qu’il fatigue vite la jambe. Je me suis retrouvée à mieux accompagner le cheval avec le grip partiel, sans chercher à le coincer.

Mon verdict sur ces pantalons, pour qui et dans quelles conditions

Le modèle avec grip silicone aux genoux m’a donné le meilleur compromis sur les séances de 50 minutes avec beaucoup de transitions et de départs au galop. J’ai eu une jambe plus stable, moins de chaleur et une sensation plus libre dans les cercles. Depuis mes annees comme Rédactrice indépendante spécialisée en équitation, je sais que ce genre de détail change la qualité d’une reprise entière. Pour une cavalière qui accepte un maintien un peu moins verrouillé, j’ai trouvé ce choix plus juste.

Le fond intégral garde un intérêt pour quelqu’un qui cherche un maintien maximal, mais je l’ai trouvé trop accrocheur dans ma carrière sableuse. La chaleur et la sensation de coller à la selle sont devenues des freins dès que la séance a dépassé 40 minutes. Je n’ai pas testé ce modèle dans une autre discipline plus posée, et je ne veux pas lui prêter des qualités que je n’ai pas observées. Là, je m’arrête à mon ressenti, et pour un choix très pointu de coupe ou de matière, je laisse le relais à un vendeur spécialisé.

Au final, j’ai gardé le pantalon qui maintenait mieux la taille, et j’ai laissé le fond intégral de côté pour les séances plus courtes. Mon choix s’est aussi affiné avec le contact des bottes, parce que je n’avais pas testé ce point au début et la couture du mollet m’a rappelé l’erreur. Le rapport de la FFE que je consulte d’ordinaire pour les bases de l’équipement me sert de garde-fou, mais mon verdict vient surtout de ce que j’ai ressenti en selle. Au Centre équestre de la Lande Blanche, j’ai terminé ce test avec une conclusion simple : le grip aux genoux reste celui que je reprends quand je veux bouger sans me battre avec mon pantalon.